Question 6. Pourquoi Total demeure-t-il au Myanmar alors que de nombreux Groupes occidentaux ont quitté ce pays ?

Un certain nombre de sociétés occidentales, notamment américaines, ont quitté le Myanmar, pour des raisons diverses, mais avec pour point commun d'avoir été soumises aux pressions d'organisations militantes. Total est resté parce que le Groupe, indépendamment de l'opération industrielle en cours, juge qu'il peut appliquer son code de conduite dans sa sphère d'activité, que sa présence est bénéfique pour le pays et estime que son retrait aurait pour les habitants du Myanmar un certain nombre d'inconvénients et aucun avantage.

Quelles sont en effet les retombées pour le pays de la conduite du projet Yadana par un opérateur socialement responsable ?
  
  • Les conditions d'emploi : tous les employés bénéficient d'une rémunération élevée pour le pays et d'une bonne protection sociale. Les termes de leur contrat de travail, aux normes du Groupe, peuvent exercer un effet d'entraînement sur la législation locale. Les règles contraignantes imposées aux sous-traitants locaux (contrat de travail, règles d'hygiène et de sécurité, minima salariaux…) œuvrent dans le même sens.
  • Les retombées économiques, qui ont permis à plusieurs de ces sous-traitants, avec lesquels le groupe a noué une relation de coopération régulière, de se développer et d'améliorer leur technicité, et qui ont aussi créé diverses opportunités d'emploi ou des débouchés pour les communautés riveraines.
  •  La formation : près de 2 000 personnes ont été formées et entraînées à des tâches techniques dans des métiers divers à l'occasion du chantier, plus d'une centaine de techniciens et de gestionnaires de bon niveau ont reçu une formation très poussée pour conduire l'exploitation (programme de formation de 10 MUSD);
  • Le programme de développement économique et social : grâce à lui, plus de 50 000 personnes sont en meilleure santé, mieux scolarisées, elles ont vu leur revenu s'améliorer et surtout elles vivent en sécurité.
  • Les retombées socio-politiques : il n'est pas indifférent d'avoir instauré une forme de société civile dans les 25 villages qui se trouvent au voisinage du gazoduc, ni d'avoir éradiqué le travail forcé dans ces villages grâce à un dialogue critique vigilant avec le gouvernement.
Abandonner un pays qui souffre de graves problèmes ne semble pas à Total la meilleure réponse pour aider à les résoudre.