Total opérateur au Myanmar
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Moyens mis en œuvre
Le chantier du gazoduc de Yadana était un défi considérable que seule une mobilisation exceptionnelle de moyens et de compétences pouvait permettre de relever dans le délai imparti. Il fallait en effet réaliser, en 18 mois de travail effectif compte tenu des contraintes climatiques, dans une région dépourvue de tout équipement et au terrain accidenté, un ouvrage consistant à assembler puis à enfouir, à deux mètres sous terre, 5 134 tubes de 12 mètres de long et de 90 centimètres de diamètre (36 pouces ) pesant chacun cinq tonnes.
Les difficultés présentées par le relief étaient importantes. Partant du niveau de la mer, le parcours retenu traversait deux fleuves, la Heinze et la Dawei, il franchissait deux lignes de collines s'élevant à 200 mètres d'altitude et surtout il passait de 150 mètres à 850 mètres dans la zone montagneuse qui couvre les huit derniers kilomètres de son trajet.
Le sous-traitant retenu pour réaliser le chantier fut la société Spie Capag, l'un des premiers experts mondiaux pour la pose de pipelines, qui venait d'achever une réalisation du même ordre en Colombie. Les opérations plus simples de génie civil et de construction furent confiées à la société française Bec Frères et à des entreprises de travaux publics locales, en particulier United Engineering et Myint & Associates.
Le matériel requis comprenait 700 engins à moteur, tous apportés sur place par mer : bulldozers, grues mobiles, véhicules tout terrain, compresseurs, pompes et autres matériels de transport, de construction et de travaux publics.
Le chantier mobilisa 2 500 personnes dont plus de 2 200 citoyens birmans, 700 d'entre eux ayant été recrutés localement dans les villages riverains. La formation de la main d'œuvre locale s'imposait comme une tâche prioritaire, d'une part pour lui donner les compétences techniques indispensables, d'autre part pour développer chez elle une culture de la sécurité au travail.

