Sûreté du chantier




Un grand chantier, partout dans le monde, est source de perturbations temporaires pour ceux qui vivent aux alentours ; il réclame une surveillance, en particulier si la région où il se situe est sujette à des troubles. Les entreprises pétrolières, comme Total, du fait de la taille de leurs projets et des lieux où elles opèrent, sont particulièrement concernées par les problèmes de sûreté face auxquels elles doivent s'efforcer de concilier deux impératifs : la protection de leur personnel et de leurs installations d'une part, l'attention portée aux populations riveraines pour lesquelles les mesures de sécurité adoptées peuvent avoir des conséquences négatives d'autre part.

Comme pour toute installation industrielle importante, une entreprise pétrolière doit définir et faire respecter des règles de sûreté à l'intérieur de son périmètre d'opération, graduées en fonction du caractère sensible de l'installation et des risques auxquels elle est exposée. Il s'agit d'un dispositif de vigilance et de contrôle comprenant des protections physiques (clôtures, garde des points de passage), des équipes de surveillance, des règles d'accès (système d'identification / badges) et de déplacement, des moyens de communication et d'alerte dédiés à la sûreté. La combinaison de ces différents moyens d'une manière adaptée au contexte local est destinée à protéger les installations et le personnel contre tout acte de malveillance.

Mais une entreprise pétrolière est aussi assez souvent exposée au risque de troubles de l'ordre public dans la région où elle opère. Si des incidents surgissent qui rendent périlleuse la poursuite des opérations, elle a contractuellement le droit d'interrompre celles-ci en invoquant la force majeure (clauses dites de "hardship"). Le maintien de l'ordre public est de la seule responsabilité de l'Etat hôte qui décide librement des mesures à prendre.

Mais le Groupe est vigilant en cette matière. Il applique les dispositions de la charte Voluntary Principles on Security and Human Rights, publiée en décembre 2000, sous l'égide du Département d'Etat américain et du Foreign Office britannique qui l'ont élaborée en liaison avec de grands acteurs des industries extractives.