Le
transport
de gaz jusqu'à
la frontière birmane
(tracé en rouge sur
la carte) s'effectue par
un gazoduc
de 36 pouces de diamètre
(0,90 m environ) qui part
des installations en mer
et comprend deux sections
:
 |
 |
 |
Une partie sous-marine
de 346 Km rejoignant
la côte birmane
à Daminseik,
|
 |
 |
 |
Une partie terrestre
de 63 Km, qui va du
village de Daminseik
à la frontière
thaï. |
Le
transport du gaz entre
le point de livraison
à la frontière
thaï et la zone de
consommation près
de Bangkok ne fait pas
partie du projet Yadana,
et sa réalisation
a été de
la seule responsabilité
de la Thaïlande.
Le tracé bleu
sur la carte correspond
au pipe qui remonte le
gaz du champ de Yetagun.
Il suit le même
parcours terrestre que
celui de Yadana.
Deux installations
à terre
complètent le projet
du gazoduc :
 |
 |
 |
Une base principale
dite PLC,
comportant des quartiers
d'habitation et des
installations de traitement,
située à
côté
de Kanbauk. |
 |
 |
 |
Une station de comptage
à la frontière,
pour mesurer la quantité
de gaz livrée
au client thaï.
|

La
question du tracé du gazoduc indispensable au transport
du gaz a donné lieu à de longues réflexions.
Le point de départ était connu, le champ de Yadana,
de même que le lieu de consommation prévisible, les
centrales de Ratchaburi et Wang Noi dans la région de Bangkok.
L'accord cadre de juillet 1992 mentionnait le Col des 3 Pagodes
comme point de livraison à la frontière thaï,
une localisation située 300 kilomètres plus au nord
que Ban I Tong finalement retenue.
L'idée de départ offrait sur le papier un avantage,
qui était de rapprocher le gazoduc de la région
de Yangon
et de faciliter ainsi une utilisation locale d'une partie
du gaz. Mais les premières études révélèrent
que cette solution présentait aussi deux inconvénients
techniques sérieux, et coûteux : d'une part la
faible profondeur de la mer (3 ou 4 mètres) sur ce
trajet, ce qui rend la pose d'une conduite sous-marine très
difficile, d'autre part la longueur du parcours terrestre
; de plus la région du Col des Trois Pagodes était
une zone de tension où se déroulaient de temps
à autres des combats.
Peu à peu, la
réflexion s'orienta
vers un tracé sud-est
(solution 2 sur la carte),
offrant des profondeurs
d'eau suffisantes, n'exigeant
qu'un trajet terrestre
assez réduit sur
le territoire birman dans une zone peu exposée à des
troubles et globalement plus court, plus sûr et moins
coûteux que la solution initialement envisagée.
Dans
un premier temps, la sélection des trajets alternatifs
reposa sur l'analyse des cartes disponibles, des cartes anglaises
de 1940, sur des photographies aériennes et des images
satellites.
La reconnaissance sur
le terrain fut conduite
fin 94 et début
95 par une équipe
spécialisée
de la Compagnie Générale
de Géophysique,
le choix définitif
du tracé étant
arrêté en
février 1995.

Région du gazoduc terrestre
Le tracé de détail
comprenait plusieurs options
: la voie sud, la plus
directe et donc a priori
la moins coûteuse,
passait par une forêt
vierge primaire. La voie
médiane longeait
la rivière Zimba,
réduisant ainsi
les accidents de terrain
à surmonter mais
traversant un milieu écologique
fragile, la voie nord,
plus longue et très
accidentée, empruntait
un chemin utilisé
par les pêcheurs
et les
agriculteurs de
la région pour
écouler une part
de leur production en
Thaïlande. Ce choix
(Northern Route sur la
carte) a été
retenu malgré son
surcoût car il était
le plus respectueux de
l'environnement, celui-ci
ayant fait l'objet d'études
très attentives.