Le
chantier de Yadana et l'exploitation du projet ont été
conduits essentiellement par des femmes et des hommes de nationalité
birmane : 88% des employés du chantier du gazoduc (2 200
sur 2 500) et 95% des 800 salariés qui travaillent aujourd'hui
pour Total E&P Myanmar et ses sous-traitants ont été
recrutés localement. Ces proportions d'emploi local ont été
atteintes au prix d'un effort considérable de formation :

Le
chantier terrestre avait besoin
de conducteurs d'engins et de véhicules, de soudeurs,
de mécaniciens, de techniciens de maintenance, de toute
une gamme de métiers associés au bâtiment
et au génie civil, d'administratifs, de surveillants,
d'agents de sécurité... Les formations nécessaires
ont été données par Total et par ses
sous-traitants. Elles ont permis de réaliser l'ouvrage
dans des conditions de délai, de qualité et
de sécurité satisfaisantes. Elles ont aussi
favorisé l'évolution professionnelle d'une main
d'œuvre confrontée à un chantier complexe
faisant appel à des techniques très variées.
Cela a bénéficié aux sous-traitants locaux,
qui ont enrichi leur expérience, ainsi qu'au partenaire
local MOGE. Des retombées similaires ont été
obtenues pour la partie maritime des travaux.

Pour
préparer les cadres et techniciens
locaux qui auraient la charge de produire le gaz et
de le transporter, une centaine de birmans ont été
formés dans les centres et dans les filiales de Total
en parallèle à la réalisation du projet.
10 millions d'USD ont été consacrés à
cette formation qui a duré selon le cas entre 1 an
et demi et 2 ans. Une telle action de formation était
dans l'intérêt bien compris du projet, mais elle
a eu également pour effet induit d'élargir l'horizon
des cadres locaux, de les mettre en contact avec de nombreux
collègues étrangers et de contribuer ainsi,
à une échelle certes modeste, à l'ouverture
de la société du Myanmar.

Du
fait de sa coopération avec Total, le partenaire local
MOGE qui exploite en direct une partie des réserves
en hydrocarbures du Myanmar, a bénéficié
d'un partage d'expérience, de l'accès à
des technologies de pointe et à des méthodes
modernes de gestion. Des échanges professionnels ouverts
entre une multinationale responsable et une entreprise pétrolière
locale, menés dans le respect des intérêts
de chacun, sont un facteur de progrès évident.
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Classe d'initiation à l'informatique |
Echanges
techniques, promotion des hommes, ouverture, les retombées
positives de l'action d'un groupe international dans un pays
en développement sont nombreuses. Cette influence
bénéfique s'exerce aussi dans les domaines des
conditions de travail, de l'environnement et de la sécurité
où les normes importées par le groupe peuvent
aider à l'évolution des pratiques locales. Certes
l'industrie pétrolière est très capitalistique
et le nombre d'emplois créés est proportionnellement
moins important qu'il ne le serait dans des secteurs comme
le textile ou l'hôtellerie. Mais il n'en reste pas moins
que le cadre contractuel des emplois, le niveau de rémunération
pratiqué, les éléments de protection
sociale consentis aux salariés (maladie, retraite)
et les règles appliquées en matière
d'hygiène et de sécurité sont un exemple
mis à la disposition du pays pour l'aider à
évoluer.