La défense des Droits de l'Homme




La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et la Charte de l'Organisation Internationale du Travail font partie des principales références du Code de Conduite de Total, et le Groupe a toujours dit très clairement qu'il ne saurait accepter de travailler là où il ne se sentirait pas en mesure de respecter ses principes et de les faire respecter par ses sous-traitants. Il a investi au Myanmar, et il continue d'opérer le projet Yadana, parce qu'il estime que ces conditions y sont satisfaites. Dans le contexte particulier de ce pays, l'assurance que ces conditions sont effectivement respectées réclame vigilance et engagement. C'est pourquoi Total a pris dès le départ un ensemble de précautions qui lui paraissaient nécessaires :

La définition d'un Code de Conduite écrit spécialement pour le projet, annexé aux contrats de sous-traitance et qui constituait une partie intégrante de ceux-ci,
Des règles très précises en matière d'emploi salarié : contrat écrit, aptitude physique, normes de rémunération, mécanisme de discrimination positive pour proposer des emplois aux villageois riverains,
La mise en place de canaux de communication multiples avec les habitants pour être bien informé de la situation sur le terrain et pouvoir ainsi intervenir sans délai en cas de problème entre les villageois et l'armée ;
Une attitude très ferme, relayée par le partenaire local MOGE, pour s'opposer à tout recours au travail forcé dans la région du gazoduc.

A partir du moment où Total a pris la décision de travailler au Myanmar, le Groupe devait le faire sans renier ses principes et en veillant de manière efficace à leur respect. Le résultat obtenu au travers d'un dialogue critique avec les autorités est d'avoir créé une zone où se conjuguent développement économique et respect des Droits de l'Homme. Quel était le bon choix ? S'abstenir ou se retirer pour préserver sa réputation, ou bien agir en travaillant au bien-être des populations et en les protégeant ? Pour Total, la réponse ne fait pas de doute. L'expérience du Myanmar a rendu le Groupe plus conscient de l'influence très positive qu'il peut exercer en matière de développement humain dans les régions où il opère.

Une telle question se pose à de nombreuses multinationales, et notamment à celles qui appartiennent au secteur des industries extractives, parce que la géologie les amène souvent à s'établir dans des pays agités par de fortes tensions que leur présence peut même contribuer à accroître par les richesses qu'elles produisent et les convoitises qu'elles font naître. S'y engager, c'est prendre un risque d'image. Une multinationale responsable doit s'efforcer de concilier, sans ingérence dans les jeux politiques locaux, sa contribution au développement économique et le progrès des Droits de l'Homme là où elle est présente, les deux allant de pair.