Les femmes et les hommes du programme




La mise en œuvre du programme socio-économique repose sur des équipes salariées par le projet et qui font partie intégrante du personnel de MGTC, la société du gazoduc opérée par Total. Ces équipes comprennent en 2005 :

10 médecins
3 agents de communication (" Communication Ladies ")
4 vétérinaires, 4 techniciens et 2 auxiliaires vétérinaires
3 agronomes et 3 techniciens agronomes

Ce personnel est de nationalité birmane et vit au cœur des villages, donc dans une relation de proximité étroite avec les habitants qu'il côtoie de manière quotidienne, non seulement dans l'exercice de sa profession mais aussi dans les circonstances ordinaires de la vie courante.

Les médecins ont eu pour première tâche, au départ du programme, d'apprécier la situation sanitaire de la région et de mettre en place une organisation adaptée pour faire face aux besoins.

Ils ont été aidés par une équipe spécialisée de l'Institut Pasteur afin de mettre au point un programme de lutte contre le paludisme dans la région, et par le ministère birman de la santé. Ils ont formé du personnel local pour les seconder (33 assistants médicaux et sages-femmes). A côté de leur pratique médicale qui les met en contact régulier avec la population (97 173 consultations médicales gratuites en 2006), ils exercent une influence dont l'utilité est reconnue sur la vie du village. Il en est ainsi en particulier dans les domaines de l'hygiène, de l'alimentation, de l'approvisionnement en eau, du planning familial, de la surveillance sanitaire des enfants d'âge scolaire, de la pratique du sport. Le docteur, qui vit dans l'hôpital ou dans le dispensaire local, souvent mitoyen de l'école, est une autorité respectée dont les avis et les conseils sont recherchés. Il introduit de la diversité au sein d'une société qui considère comme sages les personnes âgées et les moines. Il porte sur le village un regard scientifique et suit très régulièrement une batterie d'indicateurs sanitaires et sociaux pour mesurer les progrès accomplis.

Aujourd’hui 10 médecins sont présents dans la zone du gazoduc, soit 0,29 médecin pour 1000 habitants, par rapport à 0,03 médecin en 1995.

Les "Communication Ladies" ont eu pour rôle initial d'expliquer le projet aux habitants des villages, de les aider à mettre en place les Comités de Communication de Village et d'observer comment vivaient les villageois, quels étaient leurs besoins, leurs problèmes et leurs difficultés. Leurs rapports avec la population passent par les canaux institués, équipes municipales et Comités de Communication , par des rencontres avec les notables locaux dans les monastères, les églises ou les maisons de thé, mais ils reposent aussi beaucoup sur des contacts informels, surtout avec les femmes et les enfants, au moyen du " porte à porte ".
Ayant à se partager 25 villages, les trois Communication Ladies sont sans cesse sur les routes pour passer d'un village à l'autre et y jouer un rôle permanent d'assistantes sociales aux multiples facettes : elles écoutent les demandes et les doléances, vérifient les informations qui remontent par les Comités de Village, aident à résoudre les petits problèmes du quotidien, surveillent l'évolution des prix de détail et des approvisionnements, guident les villageois dans leurs démarches individuelles ou collectives pour obtenir une aide du programme, et s'associent aux événements du village.

Comme les médecins, les vétérinaires et agronomes employés par le programme voient leur expertise sollicitée et respectée. Ils ont un rôle de formation, d'assistance et de conseil pour permettre aux agriculteurs de la région d'améliorer leur technique et de réussir dans les projets qu'ils ont entrepris.