Présence de Total au Myanmar




En complément de son enquête de terrain, CDA a émis des observations d'une portée plus générale. Cette organisation reconnaît que la manière dont Total conduit le projet Yadana apporte une contribution très positive à la qualité de vie des communautés établies dans la zone du gazoduc ; mais, pour elle, ceci ne dispense pas la société de s'interroger sur les conséquences de sa présence au Myanmar.

CDA écarte l'hypothèse d'un retrait, dont les effets négatifs lui paraissent certains, et les retombées positives douteuses. Tout en reconnaissant que l'entreprise n'a pas vocation à se substituer aux autorités publiques ni à fournir un effort d'assistance incompatible avec ses objectifs économiques, CDA l'appelle à s'interroger plus avant sur la contribution qu'elle pourrait apporter à l'évolution du pays. CDA recommande en particulier :

une communication plus ouverte et moins défensive sur l'action de Total au Myanmar. Celle-ci pourrait d'ailleurs servir de modèle pour des opérations de même nature menées par le Groupe dans d'autres régions du monde,
des contacts plus fréquents avec la société civile et les ONG,
un élargissement des thèmes de discussion avec les autorités gouvernementales, qu'il faut fréquenter pour pouvoir agir, en conciliant le principe de non-ingérence posé par le Code de Conduite de Total, avec la réalité de son poids économique et social dans le pays. Un certain nombre de sujets " politiques " ont en effet une implication directe pour les opérations de Total et pour son image, l'application des lois proscrivant le travail forcé par exemple.