Les rapports du CDA




Contexte

Ouvert à tout débat reposant sur une appréciation objective de son action, Total accueille régulièrement des observateurs extérieurs, journalistes ou représentants d'ONG, dans la région du gazoduc. Le Groupe est très attentif aux remarques que des experts indépendants peuvent formuler sur son programme. C'est dans cet esprit qu'il a reçu à quatre reprises, en octobre 2002, en avril 2003, en décembre 2003 et en avril 2005, une équipe de Collaborative for Development Action (CDA), dont les rapports sont accessibles sur Internet.

Présentation de Collaborative for Development Action

Présidé par Mary B. Anderson, CDA est un organisme indépendant de conseil dans le domaine du développement économique et social. Il a été créé en 1985 et son siège se trouve à Cambridge (Massachusetts). Son activité s'exerce pour le compte de gouvernements, d'organisations internationales et d'agences des Nations Unies, d'ONG ou d'Universités. Ses ressources émanent principalement de contributions publiques.

CDA s'intéresse en particulier au rôle que peuvent jouer les organisations internationales, organismes d'aide publique, ONG et multinationales, dans des pays en situation de conflit. Mary B. Anderson est l'auteur d'un livre récent sur ce thème :" Do No Harm: How Aid Can Support Peace - Or War ". CDA a lancé un programme, " The Corporate Engagement Project " (CEP), visant à éclairer les entreprises multinationales sur l'impact de leur activité dans des régions affectées par des tensions socio-politiques ou des conflits. Avec ses partenaires au Myanmar, Total apporte son soutien à ce programme qui alimente sa réflexion interne. Le rapport sur le Myanmar fait partie des études de cas réalisées par CDA de manière indépendante dans le cadre de son programme CEP.

Déroulement des missions du CDA

Trois membres du CDA, Mary B. Anderson, Luc Zandvliet et Doug Fraser, se sont rendus au Myanmar du 18 au 30 octobre 2002 pour étudier les conséquences de la présence du consortium de Yadana sur les communautés riveraines du gazoduc et, plus largement, l'interaction entre cette présence et la situation au Myanmar ; Luc Zandvliet et Doug Fraser y sont retournés du 22 avril au 3 mai 2003 et pour une troisième mission début décembre 2003. Enfin, Luc Zandvliet et Ana Paulo do Nascimiento ont effectué une quatrième visite du 17 avril au 6 mai 2005. Durant cette mission, CDA a passé 6 jours à Yangon, 5 dans la zone du pipe, 1 à Mandalay et 10 jours en Thaïlande (Bangkok et Chang Mai). L'équipe a visité la première fois 10 villages, 16 lors de sa deuxième mission, 11 durant la dernière, sur un total de 25 situés à proximité du gazoduc, ainsi qu'un village situé en dehors de cette zone ; elle a par ailleurs eu de nombreux contacts avec les autorités nationales et locales, des membres de missions diplomatiques, d'organisations internationales, de multinationales implantées dans le pays et de représentants de la société civile (ONG, organisations humanitaires ou de défense des Droits de l'Homme...).

Commentaire de Total

Le travail accompli par CDA porte une critique constructive sur l'action de Total au Myanmar, et les observations faites seront prises en compte, certaines portant d'ailleurs sur des points déjà en cours de réalisation ou d'amélioration. Il interpelle de manière utile le Groupe pour poursuivre et élargir son dialogue avec la société civile sur ses règles de conduite et sur ses modes d'intervention dans des pays en crise.

 

 
CDA a ainsi effectué des audits récents sur l’impact socio-économique d’opérations menées par des entreprises multinationales au Nigeria, au Cameroun, en Asie du Sud-Est ou en Papouasie Nouvelle Guinée.
Entre ses deux premières missions, le CDA avait couvert 22 villages sur 23. Thingantaw, le seul village qu'il lui restait à découvrir, a fait partie des villages visités en décembre 2003.